- MOOC Imagine 2050
- Yasmina AUBURTIN, Imagine 2050
juill. 2024
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Le MOOC Imagine 2050 est né d’un constat : pour embarquer le grand public vers des comportements plus responsables, il faut leur donner envie. C’est pourquoi le MOOC s’adresse en premier lieu aux producteurs de contenus, ceux dont le métier est justement de « donner envie » : les journalistes, auteurs, musiciens, influenceurs, publicitaires et communicants en entreprise. Le MOOC leur fournit la connaissance scientifique de base ET l’inspiration pour créer de belles histoires. « Nous ne sommes pas assez nombreux à venir de ces industries et à être passés de l’autre côté du miroir, du côté des activistes ». C’est là toute la force de ce MOOC : il a été créé par une personne qui vient de la publicité et des médias, qui connaît les contraintes des métiers de ses cibles.
Un MOOC qui se consomme comme un divertissement
Sur la forme, le MOOC prend le parti d’adresser les sujets de façon créative et drôle.
Sur le fond, on y trouve quatre modules, avec des arguments, des connaissances et des exercices.Une méthodologie et des outils pour « changer de récit »
Voilà le cœur du MOOC Imagine 2050. Résolument pédagogique, il permet d’adresser des sujets qui ont l’air complexes et anxiogènes, de montrer une réalité qui pourrait être tout autre et surtout de « vendre du rêve, celui d’une société résiliente et désirable » indique Yasmina Auburtin, créatrice de ce MOOC. « L’intention du MOOC, c’est d’embarquer dans ces autres possibles » ajoute-t-elle. D’ailleurs, la cible ne se limite pas aux professionnels de la culture et de la communication : toutes les personnes intéressées peuvent y puiser de l’inspiration et des idées. « Certaines personnes consultent le MOOC pour s’informer sur la crise écologique et découvrent qu’à la source de cette crise, il y a un imaginaire collectif qui a façonné les comportements. C’est ce récit que nous devons changer » explique Yasmina Auburtin. Toutes les questions de transition écologique et sociale sont abordées, la santé, le genre, l’alimentation, le rapport à l’argent… Autant de récits à réécrire avec une idée forte sous-jacente : nous ne sommes pas seul(e)s dans ce combat. « Il y a des territoires qui bougent, des contenus qui inspirent, on ne démarre pas de zéro » précise Yasmina Auburtin.