Socialter
Éducation populaire : la révolte, ça s'apprend ?

16 avril 2025 - n°69

Dans ce numéro, Socialter met en lumière le mouvement d’éducation populaire qui s’empare aujourd’hui de l’enjeu des inégalités environnementales. Apprentissage manuel, savoir théorique, expérience vécue... Contre l’intellectualisme élitaire, militants et bénévoles inventent de nouveaux outils pour s’approprier les savoirs scientifiques sur les bouleversements en cours et renouer avec une sensibilité face au vivant. Ces initiatives permettent de renforcer la puissance d’agir d’habitants éloignés des arènes politiques, autour d’enjeux sociaux et écologiques de proximité. Ainsi, l’éducation populaire pourrait constituer un levier pour que l’écologie s’enracine dans le quotidien de la France populaire.

Sommaire (extraits)

  • La Maison-Phare éclaire les habitants de Fontaine d’Ouche
    En banlieue dijonnaise, cette maison de quartier mise sur l’éducation populaire politique. Au programme : cuisine, universités populaires, maraîchage, ateliers de réparation… Ou quand l’action amène à la politisation.
  • Face à l’injustice climatique : de la formation à l’action collective
    Quand on grandit entre un incinérateur et une bretelle d’autoroute, difficile de ne pas percevoir les injustices environnementales. Mais il n’est pas toujours aisé de les qualifier et de se mobiliser contre leurs responsables. Des « Toxic tours » aux premiers syndicats de locataires, les habitants des quartiers populaires se forment et s’organisent.
  • Enquête : Les fripes en fin de cycle
    Inondées par des centaines de milliers de tonnes de vêtements mis sur le marché chaque année et jetés au même rythme, la France et ses ressourceries étouffent sous les déchets textile. Pendant longtemps, la situation a été maîtrisée par l’export de nos fripes à l’étranger, mais ce système, pris dans un circuit engorgé par la surproduction, s’écroule.
  • Contre la précarité énergétique : Les « Amep » branchent la solidarité sur secteur
    Depuis avril 2022, un petit groupe d’habitants d’un village des Bouches-du-Rhône donne la majorité de son surplus d’électricité, produit avec des panneaux solaires, à une structure sociale du coin. D’autres initiatives locales leur emboîtent le pas et se structurent en réseau pour faire émerger cette nouvelle forme de solidarité.
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